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Le pétrole baisse mais reste plus épargné que d'autres par le BREXIT

27 Juin 2016

Les cours du pétrole continuaient à perdre du terrain vendredi en fin d'échanges européens, accusant le coup après la victoire des partisans d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, même si le déclin des prix restait bien moins prononcé ...

Les cours du pétrole continuaient à perdre du terrain vendredi en fin d'échanges européens, accusant le coup après la victoire des partisans d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, même si le déclin des prix restait bien moins prononcé que pour d'autres actifs.

Vers 16H00 GMT (18H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août valait 48,71 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en repli de 2,20 dollars par rapport à la clôture de jeudi. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour la même échéance perdait 2,11 dollars à 48.00 dollars

Les partisans d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, un "Brexit" (pour "British Exit"), l'ont emporté à l'issue d'un référendum très disputé jeudi, prenant de court les marchés financiers qui ont accusé des chutes du même ordre de grandeur qu'au moment de la faillite de la banque américaine Lehman Brothers en 2008.

"Le prix du pétrole a été pris dans la tourmente (des autres marchés financiers) avec les prix du Brent et du WTI plongeant tous deux de plus de 6% avant de se stabiliser", relevait Ole Hansen, analyste chez Saxo Bank.

L'analyste remarquait toutefois que ce déclin s'était arrêté peu avant que les cours ne franchissent à la baisse leurs récents plus bas, ce qui pourrait indiquer qu'aucun dommage n'a été causé à ses attentes de voir les prix du pétrole se stabiliser à moyen terme dans une fourchette située entre 45 dollars et un petit 50 dollars le baril.

"L'impact immédiat (du vote britannique) sur le marché pétrolier n'est pas du tout perceptible au final. (Les prix du pétrole) n'ont pas joué de rôle de valeur refuge même s'il y a vraiment une déconnexion par rapport aux autres marchés", comme les marchés actions ou ceux des devises, qui ont bien plus nettement souffert dans le sillage du Brexit, a déclaré à l'AFP Christopher Dembik, analyste chez Saxo Banque. Je pense qu'aujourd'hui, s'il y a un marché qui reste relativement épargné par le Brexit, c'est le marché pétrolier", a poursuivi l'analyste, précisant que la baisse des cours était essentiellement liée à la forte volatilité qui a régné sur le marché des changes, conduisant à une nette appréciation du dollar.

Tout renforcement du billet vert a en effet tendance à peser sur les prix de l'or noir, libellés dans cette monnaie et donc rendus plus onéreux pour les investisseurs munis d'autres devises.
 

Toutefois, "à long terme, la réalité physique du marché ne donne guère de raison aux cours pour rester peu élevés, puisqu'il s'est considérablement rééquilibré" ces dernières semaines, estimaient les experts de Commerzbank, partageant sur ce point l'avis de nombreux analystes.

"Bien que des inquiétudes ont émergé concernant la croissance globale et la demande, nous ne devrions pas oublier que le pétrole est déjà (engagé) dans un processus de rééquilibrage. Un prix plus bas à ce stade ne fera que contribuer à accélérer ce processus dans la mesure où il empêcherait les producteurs aux coûts élevés de stabiliser, et a fortiori d'augmenter, leur production", notait M. Hansen.

Toutefois, "à long terme, la réalité physique du marché ne donne guère de raison aux cours pour rester peu élevés, puisqu'il s'est considérablement rééquilibré" ces dernières semaines, estimaient les experts de Commerzbank, partageant sur ce point l'avis de nombreux analystes.

"Bien que des inquiétudes ont émergé concernant la croissance globale et la demande, nous ne devrions pas oublier que le pétrole est déjà (engagé) dans un processus de rééquilibrage. Un prix plus bas à ce stade ne fera que contribuer à accélérer ce processus dans la mesure où il empêcherait les producteurs aux coûts élevés de stabiliser, et a fortiori d'augmenter, leur production", notait M. Hansen.

 

Le pétrole rebondit à l'ouverture à New York

17 Juin 2016

 Les cours du pétrole rebondissaient à l'ouverture vendredi à New York, dans un marché encouragé par la baisse du dollar et la reprise des marchés boursiers à se concentrer sur le resserrement à venir de l'offre et de la demande.

Vers 13H10 GM...

 Les cours du pétrole rebondissaient à l'ouverture vendredi à New York, dans un marché encouragé par la baisse du dollar et la reprise des marchés boursiers à se concentrer sur le resserrement à venir de l'offre et de la demande.

Vers 13H10 GMT, le cours du baril de "light sweet crude" (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour livraison en juillet gagnait 1,03 dollar à 47,24 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), mettant fin à une série de six séances de baisse, inédite depuis l'hiver.

"Il y a eu un changement complet de l'humeur des investisseurs jeudi en fin d'échanges européens: les marchés boursiers ont résorbé leurs pertes, les rendements obligataires ont augmenté et le dollar s'est déprécié à nouveau", expliquaient les analystes de Commerzbank.
 

Plusieurs analystes estiment en effet que le meurtre d'une députée pro-Union européenne dans le nord de l'Angleterre jeudi a augmenté les chances d'un vote des Britanniques pour rester dans l'UE lors du référendum prévu la semaine prochaine, alors que les derniers sondages donnaient jusqu'à présent le camp pro-Brexit gagnant.

L'aversion générale au risque favorisée par les craintes d'une sortie du Royaume-Uni de l'UE semblait ainsi s'apaiser vendredi: les Bourses asiatiques et européennes repartaient à la hausse, les marchés obligataires à la baisse, et les investisseurs se détournaient à nouveau du dollar pour favoriser des actifs plus risqués.
 

Tout affaiblissement du dollar bénéficie en effet aux achats d'or noir, qui sont libellés en billets verts et donc rendus moins onéreux pour les investisseurs munis d'autres devises.

Pour Bart Melek, chez TD Securities, cette remontée des cours était aussi largement technique, la pression baissière s'étant heurtée la veille à un seuil de résistance qui avait empêché le prix du WTI de terminer la journée sous la barre des 46 dollars.

Nous sommes revenus dans les marges d'évolution habituelles" a dit M. Melek.

"Nous avons la perception d'un rapport entre l'offre et la demande nettement plus resserré dans l'avenir", a-t-il ajouté en évoquant l'horizon du deuxième semestre 2017, ce qui fait que "le marché passe outre l'actualité négative transitoire", et préfère se focaliser sur la baisse de la production américaine de brut, notamment.