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Le pétrole finit en hausse dans un marché tiraillé entre optimistes et pessimistes

26 Février 2016

 Les cours du pétrole ont fini par retrouver une tendance haussière jeudi à New York, dans un marché toujours partagé entre pessimistes et optimistes devant la possibilité d'un prochain rééquilibrage de l'offre et de la demande.

Le cours du ba...

 Les cours du pétrole ont fini par retrouver une tendance haussière jeudi à New York, dans un marché toujours partagé entre pessimistes et optimistes devant la possibilité d'un prochain rééquilibrage de l'offre et de la demande.

Le cours du baril de light sweet crude  Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour livraison en avril a gagné 92 cents à 33,07 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), l'optimisme ayant fini par l'emporter en deuxième moitié de séance.
 

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord à même échéance a gagné 88 cents à 35,29 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE).

Le marché continue à évoluer en dents de scie, a remarqué Gene McGillian, chez Tradition Energy. Il y a une bataille qui se livre entre d'une part les investisseurs qui s'attendent à ce que le marché chute, sous le poids de l'excédent d'offre et parce qu'ils pensent qu'on pourrait aussi assister à une baisse de la demande en raison de la dégradation économique, et d'autre part ceux qui espèrent que (..) avec un plafonnement de la production on va lentement revenir à un niveau qui éliminera les excédents et que la demande va se reprendre, a-t-il précisé.

En fin de séance, la reprise des cours s'est accélérée après des informations de l'agence Bloomberg selon lesquelles le ministre vénézuélien du Pétrole Eulogio del Pino aurait annoncé une réunion le mois prochain entre son pays, l'Arabie Saoudite, la Russie et le Qatar.

 Il y a une bataille qui se livre entre d'une part les investisseurs qui s'attendent à ce que le marché chute, sous le poids de l'excédent d'offre et parce qu'ils pensent qu'on pourrait aussi assister à une baisse de la demande en raison de la dégradation économique, et d'autre part ceux qui espèrent que (..) avec un plafonnement de la production on va lentement revenir à un niveau qui éliminera les excédents et que la demande va se reprendre, a-t-il précisé.

En fin de séance, la reprise des cours s'est accélérée après des informations de l'agence Bloomberg selon lesquelles le ministre vénézuélien du Pétrole Eulogio del Pino aurait annoncé une réunion le mois prochain entre son pays, l'Arabie Saoudite, la Russie et le Qatar.

Les prix s'étaient déjà repris la semaine dernière après que la Russie et l'Arabie Saoudite, au terme d'une première réunion à Doha avec le Qatar et le Venezuela, avaient proposé que tous les pays producteurs gèlent leur niveau de production à celui de janvier pour soutenir les prix. Depuis lors toutefois, l'enthousiasme des investisseurs s'était nettement refroidi, surtout après que l'Iran a estimé mardi que l'idée d'un gel de la production n'était qu'une plaisanterie.

La diminution des attentes d'une baisse de l'offre a créé un environnement d'échanges ultra sensible qui implique des réactions excessives au peu de bonnes nouvelles qui sortent, expliquait Lukman Otunuga, analyste chez FXTM, évoquant par exemple la baisse de la production hebdomadaire de brut aux Etats-Unis annoncée mercredi.

Je ne crois pas beaucoup que cette remontée marque un changement, déclarait pour sa part M. McGillian, pour qui on manque de soutien du côté des données fondamentales pour aller plus haut.

Tim Evans, chez Citi, a évoqué pour sa part des déclarations du ministre russe de l'Energie, selon qui il pourrait falloir attendre au moins un an pour qu'un gel de production permette un resserrement du marché.

 

Infos Marchés 16/01/2016

16 Janvier 2016

Pour la première fois depuis environ douze ans, les cours du pétrole ont fini vendredi à moins de 30 dollars le baril, chutant dans l'idée d'un bond imminent des exportations iraniennes et face aux doutes sur la demande mondiale.

 

Le cour...

Pour la première fois depuis environ douze ans, les cours du pétrole ont fini vendredi à moins de 30 dollars le baril, chutant dans l'idée d'un bond imminent des exportations iraniennes et face aux doutes sur la demande mondiale.

 

Le cours du baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en février a perdu 1,78 dollar à 29,42 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), soit son plus bas niveau de clôture depuis novembre 2003.

A Londres, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars a chuté de 2,09 dollars, à 28,94 dollars, sur l'Intercontinental Exchange (ICE), finissant comme lors des deux précédentes séances sous le niveau du pétrole new-yorkais et s'établissant au plus bas depuis février 2004. Sur la semaine, le marché pétrolier a subi une chute de plus de 11% à New York et de près de 14% à Londres, à peine freinée par un petit rebond jeudi. Depuis le début de l'année, il a reculé de quelque 20,5% aux Etats-Unis et de plus de 22% en Europe. "Les gens sont en train d'anticiper un retour sur le marché du pétrole iranien d'ici quelque jours", a mis en avant James Williams de WTRG Economics. "L'idée qui domine, c'est que les sanctions contre l'Iran vont être levées pendant le week-end."

Selon des sources diplomatiques, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) confirmera "probablement" ce week-end que les Iraniens ont tenu les engagements pris dans le cadre de l'accord de juillet 2015 sur la réduction de leur programme atomique.

"Si c'est le cas, cela provoquera un afflux de 500.000 barils par jour (bj) de plus sur le marché", a prévenu M. Williams, en référence à des déclarations régulièrement tenues par Téhéran en ce sens. "C'est ce que reflètent les cours."

"Au retour de l'Iran, s'ajoute la faiblesse de l'économie chinoise, sur laquelle on n'a toujours aucun bon chiffre" à l'approche de la publication mardi du produit intérieur brut de l'an dernier, a-t-il continué.

La crainte d'un ralentissement en Chine, premier pays importateur de pétrole, a largement contribué à plomber les cours depuis le début d'année.

- Morosité aux USA -

"Enfin, Alexander Novak, ministre russe de l'Energie, a peut-être aussi contribué au sentiment négatif en éliminant un vague espoir de baisse de la production, provoqué cette semaine par des propos d'un vice-ministre des Finances", a rapporté Tim Evans, de Citi.

"Selon les termes de Novak: +Il est peu probable que l'ensemble des membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) se mettent d'accord sur une baisse de la production, sans parler des pays extérieurs au cartel+", a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis, la Russie et l'Opep, dont est membre l'Iran, constituent les trois acteurs principaux de la production mondiale de pétrole, et aucun n'envoie de signe convaincant d'une diminution de l'offre.

Certains observateurs estimaient que cette actualité expliquait l'accès de faiblesse enregistré depuis le milieu de semaine par le Brent, référence européenne du brut, par rapport au WTI, moins sensible aux questions internationales.

Toutefois, le cours du WTI est lui aussi sous des pressions spécifiques, à cause "de craintes de plus en plus présentes d'une récession aux Etats-Unis face à la faiblesse de l'économie mondiale et à de mauvais indicateurs américains", a rapporté Mike Lynch, de Strategic Energy & Economic Research. "Cela préoccupe beaucoup les investisseurs sur le marché du pétrole, aujourd'hui."

Vendredi, l'annonce de ventes au détail décevantes, en décembre, et d'une chute libre de l'activité manufacturière de la région de New York, ce mois-ci, ont pesé sur le moral des investisseurs, comme en témoignaient une baisse de plus de 2% de Wall Street.

Dans ce contexte, le marché n'a guère salué une nouvelle baisse, d'ailleurs minime avec une seule unité en moins, du nombre de puits en activité aux Etats-Unis, selon le décompte établi par le groupe privé Baker Hughes.