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Infos Marchés 23/12/2015

23 Décembre 2015

Le Pétrole tente de se reprendre mais reste affaibli :

Les cours du pétrole gagnaient un peu de terrain mardi en fin d'échanges européens, tentant de se reprendre après des plus bas depuis 2004 à Londres et 2009 à New York, mais restaient affa...

Le Pétrole tente de se reprendre mais reste affaibli :

Les cours du pétrole gagnaient un peu de terrain mardi en fin d'échanges européens, tentant de se reprendre après des plus bas depuis 2004 à Londres et 2009 à New York, mais restaient affaiblis par l'offre surabondante de brut.

Vers 17H00 GMT (18H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février valait 36,38 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 3 cents par rapport à la clôture de lundi. Le prix du baril de Brent était tombé lundi à 36,04 dollars, son niveau le plus faible depuis début juillet 2004.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en février, dont c'est le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, prenait 55 cents à 36,36 dollars. Le contrat du WTI pour livraison en janvier, pour son dernier jour de cotation lundi, était tombé à 33,98 dollars, son niveau le plus faible depuis mi-février 2009.
 

"Les cours du brut ont connu un rebond technique depuis le début des échanges asiatiques", mais en l'absence de nouvelles données sur l'offre et la demande, la tendance générale baissière sur les cours ne devrait pas être remise en question, commentait Augustin Eden, analyste chez Accendo Markets. En effet, "il n'y a toujours aucun signe du fait que la récente dégringolade des cours de pétrole pourrait être en train de s'atténuer", estimait Michael Hewson, analyste chez CMC Markets.

"Des commentaires lundi des ministres du pétrole du Qatar et de l'Irak sur le caractère pour eux temporaire de la récente chute des prix semblent avoir été largement ignorés par les marchés qui considèrent toute tentative de pays membres et non-membres de l'OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) de faire remonter les prix par de simples paroles comme du bruit de fond", commentait Michael Hewson. Les cours restaient ainsi plombés par la surabondance persistante de l'offre mondiale de brut, notamment en provenance des États-Unis et des pays membres de l'OPEP.

Cette situation devrait d'ailleurs perdurer, du fait en particulier de la volonté de l'OPEP de laisser sa production inchangée afin de regagner des parts de marché et de pousser ses concurrents, comme les producteurs de pétrole de schistes américains, hors du marché.

Dans ce contexte d'offre résolument surabondante, les investisseurs attendaient la publication mardi des données sur les réserves américaines de pétrole établies par l'organisation professionnelle du secteur pétrolier aux États-Unis API.
Ils décortiqueront ce rapport en quête d'indices sur le rapport officiel du département américain de l'Énergie (DoE) dont la publication est prévue mercredi.

Selon une prévision médiane, les analystes interrogés par l'agence Bloomberg s'attendent à ce que le DoE fasse état pour la semaine close le 18 décembre d'une hausse d'un million de barils des réserves de brut aux États-Unis.
Les stocks d'essence devraient avoir pour leur part baissé de 1,5 million de barils, et ceux de produits distillés (dont le diesel et le fioul de chauffage) devraient s'être étoffés de 2 millions de barils.

 

 

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Infos Marchés 10/12/2015

10 Décembre 2015

Les cours du pétrole hésitaient sur la marche à suivre mardi en fin d'échanges européens, après avoir lourdement chuté la veille et atteint de nouveaux plus bas en séance, dans un marché toujours plombé par l'immobilisme de l'Opep face à la surabo...

Les cours du pétrole hésitaient sur la marche à suivre mardi en fin d'échanges européens, après avoir lourdement chuté la veille et atteint de nouveaux plus bas en séance, dans un marché toujours plombé par l'immobilisme de l'Opep face à la surabondance mondiale.

Les prix du pétrole ont été très volatils alors que les investisseurs ont lutté avec une confiance vraiment faible.

Même si le marché ne s'attendait pas à ce que le cartel accède à la demande formulée par plusieurs de ses membres de procéder à des réductions de production pour soutenir les prix, il comptait au moins sur l'Organisation pour faire preuve de bonne volonté alors que les prix du pétrole ont perdu plus de 60% de leur valeur depuis la mi-2014.

Le cartel n'a, quoi qu'il arrive, aucune intention d'intervenir pour soutenir les prix, réitérant en cela sa position consistant à laisser le marché se rééquilibrer seul via le mécanisme des prix, dans l'espoir que la chute continue des cours finisse par miner définitivement la résistance des producteurs hors-Opep, notamment les exploitants américains de pétrole de schiste.

Dans ce contexte, les investisseurs attendaient désormais mercredi les statistiques hebdomadaires sur l'état des réserves de brut aux États-Unis, dont un premier indice leur sera fourni par la publication ce mardi, après la clôture des marchés, des estimations de la fédération professionnelle American Petroleum Institute (API).