Les Actus Péchavy Energie

Consommation Française de Carburants et Tendance Marchés du 19/11

19 Novembre 2015

La consommation de produits pétroliers s'est repliée de 4,9% en octobre en France par rapport au mois correspondant en 2014, sous l'effet d'une forte baisse de la demande de fioul domestique, a indiqué lundi l'Union française des industries pétrol...

La consommation de produits pétroliers s'est repliée de 4,9% en octobre en France par rapport au mois correspondant en 2014, sous l'effet d'une forte baisse de la demande de fioul domestique, a indiqué lundi l'Union française des industries pétrolières.

Les ventes totales de produits pétroliers se sont établies à 5,178 millions de tonnes le mois dernier, mais elles ont progressé de 1,5% à 50,157 millions de tonnes, a précisé l'Ufip dans un communiqué. En octobre, les ventes ont été pénalisées par la chute de 21,4% sur un an des volumes de fioul domestique à 565.233 mètres cubes.


Depuis le début de l'année, ces volumes sont toutefois en hausse de 9,9%, les consommateurs ayant profité de la chute des prix du pétrole à la fin de l'été pour anticiper leurs commandes de fioul avant l'hiver. Pour ce qui est des carburants routiers, la demande a baissé de 2,8% à 4,376 millions de m3 en octobre. Les livraisons de supercarburants ont baissé de 2,2% également. Celles de gazole ont reculé de 2,9%, un carburant qui a représenté 81,7% des volumes écoulés.

De début janvier à fin octobre, la consommation de carburants a toutefois augmenté de 0,4% par rapport aux dix premiers mois de 2014. En année mobile, entre le 1er novembre 2014 et le 31 octobre 2015, la consommation de carburants a atteint 50,27 millions de mètres cubes, soit une progression de 0,7%.

 Les cours du pétrole ont fini la séance près de l'équilibre mercredi, les investisseurs hésitant à tester un nouveau plancher après des chiffres montrant une stabilisation des stocks et de la production de brut aux Etats-Unis.

Certains analystes se demandaient toutefois si ce seuil pourrait tenir longtemps, estimant à l'instar de Jason Schenker, chez Prestige Economics, que "la tendance reste baissière".

"Les chiffres sur les stocks vont perdre de l'importance par rapport à ce qui se passe avec la Réserve fédérale américaine, l'économie américaine, et en particulier l'industrie américaine, ainsi que l'économie mondiale", a dit M. Schenker.

Les minutes de la dernière réunion de la Fed publiées mercredi ont confirmé que la majorité des membres de son Comité de politique monétaire estimaient fin octobre que les conditions économiques permettant une première hausse des taux d'intérêt américains "pourraient bien être atteintes" en décembre, ce qui a soutenu le niveau élevé du dollar. Or le dollar fort pèse sur les cours du brut, car il pénalise les acheteurs munis d'autres devises vu que les cours sont libellés en billet vert.


 

Le pétrole baisse dans un marché inquiet sur la demande Chinoise

20 Octobre 2015

Les cours du pétrole ont baissé lundi à New York, le marché semblant découragé devant la décélération confirmée de la croissance économique chinoise, qui fait craindre pour la demande en l'absence d'éléments laissant attendre un repli de l'offre.

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Les cours du pétrole ont baissé lundi à New York, le marché semblant découragé devant la décélération confirmée de la croissance économique chinoise, qui fait craindre pour la demande en l'absence d'éléments laissant attendre un repli de l'offre.

Le cours du baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en novembre a perdu 1,37 dollar à 45,89 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex). A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre a perdu 1,85 dollar à 48,61 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE).

C'est la poursuite du mouvement de baisse la semaine dernière", a noté Kyle Cooper, de IAF Advisors, notant que le marché n'avait "pas pu rester sur l'élan" qui avait permis aux cours de rebondir vendredi. "La Chine est la chose principale aujourd'hui, il n'y avait rien d'inspirant dans les chiffres de la production industrielle et cela donne un ton négatif pour commencer la semaine", a déclaré pour sa part Phil Flynn, de Price Futures Group. La production industrielle a fortement ralenti en septembre dans la deuxième économie mondiale pour s'afficher en hausse de 5,7% sur un an, contre 6,1% en août, et la croissance du produit intérieur brut de l'ensemble du troisième trimestre s'est établie à 6,9%, sa pire performance depuis 2009.

Aux Etats-Unis, "un début médiocre de la saison des résultats d'entreprises pèse sur le moral" des investisseurs et contribue également à pousser les cours en baisse, a jugé pour sa part Matt Smith, de ClipperData. Enfin du côté de l'offre, le marché attend des signes tangibles d'un resserrement qui tarde à se manifester.
 
"On prévoit que les choses vont s'améliorer à long terme, mais la réalité, semaine après semaine, c'est qu'il n'y a pas de resserrement", a souligné Kyle Cooper, en faisant particulièrement référence aux chiffres hebdomadaires du ministère américain de l'Energie (DoE) sur les stocks et la production de brut aux Etats-Unis.
 
"On n'a pas besoin d'avoir des chiffres qui poussent franchement à la hausse, mais il faudrait au moins une tendance qui soit moins baissière", a-t-il dit, alors que les stocks de brut se sont affichés en hausse plus forte qu'attendu deux semaines de suite.
 
Enfin, "avec l'Iran qui commence à mettre en oeuvre l'accord sur le nucléaire conclu en juillet, le marché se prépare à un surcroît d'offre, puisque l'Iran se dit en mesure de produire 3,4 millions de barils par jour (mbj) six à sept mois après la levée des sanctions, contre 2,8 mbj ces derniers mois", a noté pour sa part Tim Evans, chez Citi.
 
De plus la réunion technique entre membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et pays hors-Opep, qui se tiendra à Vienne mercredi, ne devrait pas se traduire par des actions significatives pour le marché, préviennent des analystes. Cette réunion avait été annoncée le 9 octobre par le Venezuela, membre de l'Opep, et l'invitation a été lancée à tous les pays de l'Opep ainsi qu'à l'Azerbaïdjan, le Brésil, la Colombie, le Kazakhstan, le Mexique, la Norvège, Oman et la Russie.

Si le Mexique a pour sa part confirmé sa présence, et que la Russie y est attendue, certains pays pourraient choisir de décliner l'invitation, à l'instar de l'Azerbaïdjan par exemple, selon les analystes du courtier PVM.

La clef (d'un éventuel accord sur des baisses de production) se trouve dans la Russie, et dans le fait que ce pays ainsi que l'Arabie saoudite, chef de file de l'Opep, puissent surmonter leur méfiance réciproque, explique-t-on chez PVM.