Les Actus Péchavy Energie

Actu Marchés 11.12.2014

11 Décembre 2014

Les cours du pétrole coté à New York comme à Londres ont plongé à leur plus bas niveau en cinq ans hier, plombés par l'abaissement par l'Opep de ses perspectives de demande mondiale et la hausse surprise des stocks de brut aux Etats-Unis. Le carte...

Les cours du pétrole coté à New York comme à Londres ont plongé à leur plus bas niveau en cinq ans hier, plombés par l'abaissement par l'Opep de ses perspectives de demande mondiale et la hausse surprise des stocks de brut aux Etats-Unis. Le cartel de douze pays, qui pompe environ un tiers du brut mondial, prévoit désormais une hausse de la demande de 1.12 million de barils par jour en 2015, à 92.26 millions de barils par jour, contre une augmentation de 1.19 mbj jusqu'à présent. L'Opep a également réduit ses estimations de demande pour sa propre production à 28.9 mbj, tout en réaffirmant son désir de maintenir son quota de production à 30 millions de barils par jour.

 Parallèlement de récents commentaires du ministre saoudien du pétrole, suggèrent que l'Arabie saoudite n'a pas besoin de réduire sa production, ce qui soulève de sérieuses questions sur la capacité du cartel à rééquilibrer le marché.

 La chute des cours depuis la mi-juin, a été renforcée par une hausse surprise des stocks de brut aux Etats-Unis qui, selon des chiffres publiés par le Département américain de l'Energie, ont progressé de 1.5 million de barils lors de la semaine achevée et ce malgré une nette accélération de la cadence des raffineries. Les réserves de produits distillés et d'essence ont, elles, progressé respectivement de 5.6 millions de barils et 8.2 millions de barils, signe d'une consommation à la peine...

Actu Marchés 01.12.2014

01 Décembre 2014

Les prix du pétrole se sont effondrés vendredi après la décision de l'Opep de ne pas réduire sa production, choix imposé au cartel par ses puissants membres du Golfe pour contrer l'expansion du pétrole de schiste.
Après une forte baisse jeudi, d...

Les prix du pétrole se sont effondrés vendredi après la décision de l'Opep de ne pas réduire sa production, choix imposé au cartel par ses puissants membres du Golfe pour contrer l'expansion du pétrole de schiste.
Après une forte baisse jeudi, dans la foulée de la décision de l'Opep, le baril s'est de nouveau effondré vendredi alors que peu d'opérateurs étaient présent en raison du pont de Thanksgiving aux Etats-Unis.


Face à des prix sans cesse en repli, certains pays de l'Opep demandaient au cartel de réduire sa production pour faire remonter les cours. Mais les pétromonarchies du Golfe, qui ont le plus de marge de manoeuvre financière au sein du cartel, ont dit non. Avec une idée bien précise: endurer des prix bas le temps d'enrayer l'essor du pétrole de schiste, plus cher à produire.


Aujourd'hui, il y a beaucoup de concurrents, et l'Opep pompe seulement 30% de la production mondiale. A l'avenir, le rôle clé devrait être joué par les producteurs de pétrole de schiste américain, qui vont faire face à de plus en plus en plus de problèmes avec un baril sous les 70 dollars.
Comme énormément d'exploitations américaines peuvent encore résister avec un baril aux alentours de 60 dollars, l'idée de l'Arabie saoudite est surtout de dissuader toutes les recherches en cours en Russie et en Chine dans le schiste.