Les Actus Péchavy Energie

Actu Marchés 26.11.2014

26 Novembre 2014

Le prix du pétrole coté à New York est descendu Mardi 25 Novembre à son plus bas niveau en quatre ans mardi après un regain de spéculations à deux jours d'une rencontre cruciale des membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep)...

Le prix du pétrole coté à New York est descendu Mardi 25 Novembre à son plus bas niveau en quatre ans mardi après un regain de spéculations à deux jours d'une rencontre cruciale des membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en décembre a plongé de 1,69 dollar sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) pour s'établir à 74,09 dollars, un niveau plus atteint depuis le 17 septembre 2010. Les ministres des 12 États de l'Opep doivent discuter jeudi à Vienne de leur plafond collectif de production, figé depuis trois ans à 30 millions de barils par jour, soit près du tiers du pétrole brut extrait quotidiennement dans le monde.

Le marché est entièrement dicté par les gros titres sortant des derniers préparatifs avant cette rencontre, a souligné Robert Yawger de Mizuho Securities USA. Or le dernier en date fait référence à l'échec d'une rencontre entre Saoudiens, Vénézuéliens, Mexicains et Russes. Ils n'ont pas réussi à trouver de terrain d'entente sur la façon de réduire la production mondiale, a-t-il expliqué. Alors que les prix du pétrole brut ont chuté de plus de 30% en cinq mois, des responsables du Venezuela et de l'Arabie saoudite, membres éminents de l'Opep, ont en effet tenu mardi une réunion au format inédit avec des homologues de la Russie et du Mexique, deux Etats producteurs non affiliés au cartel. Lors de cette rencontre, ils se sont entendus sur le fait que le prix du pétrole brut n'était pas bon mais aucune mesure commune n'a été arrêtée. Rosneft, groupe pétrolier public, produit à lui seul plus de 4 millions de barils quotidiennement. Mais la Russie a semblé ainsi montrer le chemin à l'Opep, actuellement divisée sur la marche à suivre face à la chute des cours.
 

Nous avons décidé de rester en contact et nous nous rencontrerons de nouveau dans trois mois, a raconté à la presse le ministre vénézuélien des Affaires étrangères Rafael Ramirez. Le patron de la compagnie pétrolière russe Rosneft, Igor Setchine, a annoncé dans la foulée que sa compagnie avait réduit de 25.000 barils par jour sa propre production, mais ce geste est essentiellement symbolique puisque Rosfnet produit plus de 4 millions de barils quotidiennement. Un geste essentiellement symbolique, vu que la Russie, toutes compagnies confondues, est le premier producteur d'or noir de la planète, avec une production totale de brut estimée à 10,9 millions de barils par jour entre janvier et septembre, selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

Selon Fawad Razaqzada, analyste chez Forex.com, il n'est toutefois pas étonnant qu'aucun accord ait été atteint en amont de la réunion de jeudi, car la situation est très complexe cette année, l'Iran, l'Irak et la Libye souhaitant être exemptés d'une réduction de la production. Ces trois pays ont vu leur production pétrolière limitée à divers degrés ces dernières années -- notamment à cause des sanctions occidentales pour l'Iran et de grèves sur les installations pétrolières en Libye -- et souhaitent revenir en force sur le marché dès que possible.

L'annonce d'une croissance plus solide que prévu aux Etats-Unis au troisième trimestre (+3,9% en rythme annualisé), signe de bon augure pour la demande énergétique dans le pays, aurait dû apporter plus de soutien au marché, a relevé pour sa part John Kilduff d'Again Capital. Cela montre bien que les acteurs du marché restent sceptiques sur l'éventualité que les membres de l'Opep parviennent à s'entendre pour stabiliser les prix.

 

Actu Marchés 23.10.2014 et conséquence sur le marché Français

23 Octobre 2014

Les prix du pétrole se sont inscrits depuis plus de 15 jours dans une véritable correction, dans le sillage des marchés boursiers mondiaux, et avant une hausse anticipée des réserves de brut aux Etats-Unis, de mauvais augure pour la demande.

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Les prix du pétrole se sont inscrits depuis plus de 15 jours dans une véritable correction, dans le sillage des marchés boursiers mondiaux, et avant une hausse anticipée des réserves de brut aux Etats-Unis, de mauvais augure pour la demande.

Dans le secteur de l'énergie comme ailleurs, les investisseurs étaient gagnés par une aversion de plus en plus importante au risque en raison de craintes sur la croissance mondiale. A Wall Street la veille, l'indice vedette Dow Jones a perdu jusqu'à 460 points avant de reprendre un peu de terrain, suivi d'un net repli des Bourses européennes et asiatiques, a noté Bob Yawger, de Mizuho Securities. En effet, si les inquiétudes sur l'économie mondiale dessinaient des perspectives de demande pétrolière peu encourageantes, sur le front de l'offre, les opérateurs ne trouvaient pas davantage de raison de se réjouir.

Aux Etats-Unis, où l'explosion de la production dopée par l'essor du schiste déstabilise le marché mondial de l'énergie. On attend dans les jours prochains un nouveau signe d'abondance des réserves confirmant une baisse de la demande du pays le plus gourmand de la planète en brut. Baisse encore plus forte car nous sommes dans la saison de maintenance des raffineries américaines, d'autant plus que certaines d'entre elles ont fait part de quelques dysfonctionnements.

Sur notre territoire :

 Les prix des carburants vendus en France ont à nouveau reculé la semaine dernière, de plus de 2 centimes, avec un litre de gazole à son plus bas niveau depuis la fin 2010, selon les chiffres hebdomadaires du ministère de l'Écologie et de l'Énergie.

Le gazole, carburant privilégié des Français qui représente plus de 80% des ventes, valait en moyenne 1,2545 euro le litre la semaine dernière contre 1,2776 la semaine précédente, soit 2,31 centimes de moins. Le litre de gazole se situait ainsi à son plus bas niveau depuis le 31 décembre 2010, selon ces relevés officiels.
Quant à l'essence, la baisse des prix atteint près de 3 centimes pour l'essence sans plomb 95, deuxième carburant le plus vendu dans l'Hexagone. Le SP95 s'affichait à 1,4596 euro le litre, en recul de 2,91 centimes, un niveau plancher depuis le 11 février 2011. Le litre d'essence sans plomb 98 a lui diminué de 2,41 centimes pour atteindre 1,5262 euro.

Cette tendance à la contraction des prix des carburants se poursuit depuis la mi-septembre.