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Actu Marchés 04.10.2014

04 Octobre 2014

Les cours du pétrole coté à New York ont clôturé vendredi sous la barre des 90 dollars pour la première fois depuis avril 2013, minés par l'abondance de l'offre sur le marché mondial et la forte hausse du dollar.

Le baril de light sweet crude ...

Les cours du pétrole coté à New York ont clôturé vendredi sous la barre des 90 dollars pour la première fois depuis avril 2013, minés par l'abondance de l'offre sur le marché mondial et la forte hausse du dollar.

Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en novembre a perdu 1,27 dollar sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) pour s'établir à 89,74 dollars. Les bons chiffres sur le marché du travail américain, généralement considérés comme un signe de bon augure pour l'utilisation de pétrole dans le pays, premier consommateur mondial de brut, n'ont pas suffi à rasséréner le marché.
Le département américain du Travail a pourtant annoncé que le taux de chômage avait reculé de manière inattendue en septembre à 5,9%, son plus bas niveau en six ans, et que les créations d'emplois avaient bondi. Mais pour l'instant, la situation d'abondance sur le marché mondial, voire de surabondance, est surtout ce qui dicte la direction des cours, a estimé Carl Larry de Oil Outlooks and Opinion. La production ne cesse en effet de grimper aux Etats-Unis grâce aux nouvelles techniques d'extraction et d'exploitation du pétrole de schiste, mais aussi en Russie, en Libye ou même au Kurdistan.

Et l'annonce cette semaine d'une révision officielle à la baisse des prix que l'Arabie Saoudite pratique envers ses clients asiatiques, a été interprétée comme le signe de la volonté de ce pays, producteur majeur de brut, de préserver sa part de marché plutôt que le niveau des prix. Les cours du pétrole sont parallèlement fortement pénalisés par la vigueur du dollar qui, en forte hausse depuis plusieurs semaines, a connu un nouveau coup de fouet vendredi juste après la diffusion du rapport sur l'emploi américain. Il a notamment atteint un nouveau plus haut en un peu plus de deux ans face à l'euro (à 1,2501 dollar pour un euro) et restait proche de ses plus hauts en six ans face au yen.

Or, un billet vert plus vigoureux rend plus chers pour les acheteurs munis d'autres devises, et donc moins attractifs pour eux, les achats de matières premières comme le brut qui sont libellées en dollar.
 

Actu Marchés 04.08.2014

04 Août 2014

Les cours du pétrole coté à New York ont poursuivi leur recul vendredi, terminant à leur plus bas niveau depuis six mois, pénalisés par l'anticipation d'une hausse des réserves de brut aux Etats-Unis. Mais ce Lundi 04 Août les cours du pétrole reb...

Les cours du pétrole coté à New York ont poursuivi leur recul vendredi, terminant à leur plus bas niveau depuis six mois, pénalisés par l'anticipation d'une hausse des réserves de brut aux Etats-Unis. Mais ce Lundi 04 Août les cours du pétrole rebondissaient légèrement lundi en Asie mais restaient plombés par l'anticipation d'une hausse des réserves de brut aux Etats-Unis.

Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en septembre a baissé de 29 cents sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) pour s'établir à 97,88 dollars, un niveau plus atteint en clôture depuis début février. A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour la même échéance a terminé à 104,84 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE), en baisse de 1,18 dollar par rapport à la clôture de jeudi.


L'un des facteurs tirant les prix de l'or noir vers le bas est le fait que la cadence des raffineries américaines devraient ralentir dans les semaines à venir, faisant par ricochet reculer la demande en brut, a relevé Tim Evans de Citi. L'interruption de la raffinerie de Coffeyville dans le Kansas, en raison d'un incendie dans une de ses unités de production, fait ainsi craindre aux acteurs du marché une nette remontée des stocks du terminal pétrolier de Cushing (Oklahoma, centre-sud du pays), où sont entreposées les réserves servant de référence au WTI. Cette raffinerie d'une capacité de 115.000 barils par jour, est directement reliée à Cushing par un oléoduc et devrait être hors service pendant quatre semaines, a souligné Carl Larry de Oil Outlooks and Opinion.

Les stocks de Cushing avaient atteint des niveaux record début 2013 (près de 52 millions de barils), pesant sur le cours du pétrole échangé à New York, avant d'entamer un déclin, surtout depuis le début de cette année. Les investisseurs montrent aussi des signes d'inquiétude face à l'annonce d'une remontée des réserves d'essence à leur plus haut niveau depuis mars, alors même que la saison des grands déplacements en voiture est censée être à son pic. Les chiffres sur l'emploi américain publiés avant le début de la séance vendredi laissait de plus augurer une demande pour les produits raffinés plus faible que prévu, a relevé John Kilduff d'Again Capital.

Selon les données publiées par le département du Travail, l'économie des Etats-Unis a continué de créer des emplois en juillet, mais à un rythme plus faible que ne le prévoyaient les analystes.

Les cours du brut pâtissent par ailleurs d'une certaine distanciation des courtiers face aux risques géopolitiques, selon Gene McGillian de Tradition Energy. On est revenu à des niveaux datant d'avant le début de la crise ukrainienne, de la crise irakienne, de la crise à Gaza, a-t-il remarqué. Les craintes de perturbations de l'offre (de pétrole) au niveau mondial ont semble-t-il été balayées puisque rien ne s'est vraiment passé pour l'instant de ce côté.