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Actu Marchés 18.07.2014

18 Juillet 2014

Les prix du pétrole grimpaient jeudi à l'ouverture à New York, dopés par des craintes géopolitiques liées à une nouvelle salve de sanctions occidentales contre la Russie et un plongeon des stocks de brut aux Etats-Unis, de bon augure pour la deman...

Les prix du pétrole grimpaient jeudi à l'ouverture à New York, dopés par des craintes géopolitiques liées à une nouvelle salve de sanctions occidentales contre la Russie et un plongeon des stocks de brut aux Etats-Unis, de bon augure pour la demande.

Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en août grimpait de 1,62 dollar à 102,82 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex). Les prix du marché pétrolier réagissent de manière un peu explosive ce matin aux sanctions accrues contre la Russie pour son implication dans la crise en Ukraine ciblant notamment des banques et le secteur de l'énergie, a noté Matt Smith, de Schneider Electric.
 

Accusant la Russie de soutenir les séparatistes pro-russes en Ukraine, Washington a durci ses sanctions mercredi soir et ajouté à sa liste noire le géant pétrolier russe Rosneft. Ses avoirs aux États-Unis sont gelés, tandis que les entreprises américaines ne seront plus autorisées à mener des transactions avec lui. Le président russe Vladimir Poutine s'est insurgé contre ces nouvelles mesures, estimant que les Américains eux-mêmes causent des dommages à leurs plus grandes compagnies pétrolières. La banque du géant gazier russe Gazprom, Gazprombank, et la banque publique russe VEB, qui compte le Premier ministre russe Dmitri Medvedev parmi ses dirigeants, figurent également parmi les nouvelles

Les européens ont, eux, gelés des programmes menés en Russie par la Banque européenne d'investissement (BEI) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD).
Mais la réaction du marché est un peu exagérée, au vu de la situation actuelle sur le marché pétrolier, où l'offre est abondante, a jugé M. Smith, pour qui ces nouvelles sanctions sont plus symboliques que désastreuses sur le plan financier.

En outre, le WTI réagissait également à l'annonce la veille par le département américain de l'Énergie (DoE) d'un plongeon bien plus net que prévu, de 7,5 millions de barils, des réserves de brut aux Etats-Unis, dans un rapport hebdomadaire, un bon signe pour la demande en or noir aux Etats-Unis.

Les experts expliquaient cette chute en grande partie par l'accélération de l'activité des raffineries américaines au cours de la semaine achevée le 11 juillet.

Autre facteur positif pour les prix du WTI, les réserves du terminal pétrolier de Cushing (Oklahoma, centre-sud), qui servent de référence au pétrole échangé à New York, ont baissé de 600.000 barils à 20,3 millions de barils, après avoir chuté de près de 20 millions de barils depuis fin janvier.

Les prix du pétrole restaient aussi soutenus, selon les analystes, par un possible retard dans la reprise des exportations de brut libyen, dont la production s'est fortement redressée ces derniers jours.

 

Actu Marchés 04.07.2014

04 Juillet 2014

Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en août a lâché 42 cents sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) pour s'établir à 104,06 dollars. A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour la même échéance a terminé à 111,00 dollar...

Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en août a lâché 42 cents sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) pour s'établir à 104,06 dollars. A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour la même échéance a terminé à 111,00 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE), en baisse de 24 cents par rapport à la clôture de mercredi. Les cours du pétrole à New York ont donc reculé hier pour la sixième séance de suite, ces baisses sont la conséquence d'un retour massif du brut libyen sur le marché mondial et d'une diminution de la prime de risque Irakienne.

 
 Le marché réagit depuis deux jours à l'annonce de la réouverture de certains terminaux pétroliers libyens et, en conséquence, à l'anticipation d'une hausse importante de l'offre de brut dans les semaines à venir, a commenté l'analyste indépendant Andy Lipow. Le chef du gouvernement intérimaire Abdallah Al-Theni a en effet déclaré mercredi soir la fin de la crise pétrolière, après avoir pris le contrôle de deux ports encore bloqués par les rebelles dans l'est du pays.
Le chef des rebelles, Ibrahim al-Jadhran, a annoncé de son côté le déblocage des terminaux de Ras Lanouf (200.000 b/j) et al-Sedra (350.000 b/j).

C'est la Libye, on a déjà été échaudé dans le passé par des promesses similaires qui ne se sont pas concrétisées. Mais si cette fois-ci elles se confirment, plus de 500.000 barils de pétrole par jour seront de retour sur le marché mondial, c'est un chiffre important, a souligné Robert Yawger de Mizuho Securities USA. Les perturbations qui affectaient le secteur pétrolier libyen depuis un an ont provoqué une forte chute de la production du pays, par moment réduite à moins de 200.000 b/j, contre environ 1,5 million de b/j en temps normal.

Parallèlement en Irak, autre pays producteur de brut particulièrement surveillé par les opérateurs, l'offre en provenance du sud du pays, d'où partent la grande majorité des exportations, n'a pour l'instant toujours pas été affectée, a souligné Andy Lipow. Aussi le marché est en train d'effacer la prime de risque associée à la crise irakienne, a commenté Robert Yawger: les cours avaient nettement grimpé juste après le début de l'offensive des insurgés sunnites menés par les jihadistes de l'Etat islamique (EI) le 9 juin, montant quelques jours plus tard à leur niveau le plus élevé depuis neuf mois (à 115,71 dollars pour le Brent et 107,73 dollars pour le WTI).

Même si les combats entre les rebelles et les forces gouvernementales se poursuivaient jeudi sur le terrain, cela ne fait plus les gros titres des journaux, a observé le spécialiste.

Les statistiques bien meilleures que prévu sur l'état du marché de l'emploi américain, qui se traduisent généralement par une hausse de la demande en carburant par les personnes se rendant à leur nouveau travail, n'ont pas suffi à faire remonter nettement les cours du brut. Les autorités ont pourtant fait part d'une baisse surprise du taux du chômage en juin aux Etats-Unis à son plus bas niveau depuis près de six ans, à 6,1%, grâce notamment à des créations d'emplois bien plus fortes que prévu.

L'approche de l'ouragan Arthur, le premier de la saison dans l'Atlantique, a aussi pesé sur les prix du WTI selon Phil Flynn de Price Futures Group. Il se renforçait jeudi et s'approchait des plages très touristiques du sud-est des Etats-Unis, à la veille de la fête nationale du 4 juillet qui marque traditionnellement un pic des grands déplacements en voiture.


Mais l'ouragan pourrait inciter les gens à rester chez eux et conduire à une baisse de la demande en carburant, a estimé Phil Flynn.