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Actu Marchés 16.06.2014

16 Juin 2014

Les cours du pétrole new-yorkais grimpaient à l'ouverture du marché hier, à l'unisson des cours du brent, propulsés à des plus hauts depuis septembre 2013 en pleine escalade des violences en Irak.

Pour l'instant, le marché du pétrole ne s'inqu...

Les cours du pétrole new-yorkais grimpaient à l'ouverture du marché hier, à l'unisson des cours du brent, propulsés à des plus hauts depuis septembre 2013 en pleine escalade des violences en Irak.

Pour l'instant, le marché du pétrole ne s'inquiète pas excessivement, mais cela pourrait rapidement changer si les rebelles continuent d'avancer et venaient à menacer la production de pétrole dans le sud du pays, d'où sort plus de deux fois ce que produit la Libye en temps normal, ont renchéri les analystes, prévenant qu'il est quasiment impossible de compenser une telle interruption dans l'offre. On continue à voir les effets de l'offensive fulgurante d'insurgés islamistes dans le nord-ouest de l'Irak sur le marché du pétrole après un bond jeudi de plus de deux dollars à New York et de trois dollars pour le baril de Brent, coté à Londres, a relevé Michael Lynch, de Strategic Energy and Economic Research.


Les jihadistes sunnites de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), connus pour leur brutalité en Syrie voisine où ils sont très actifs, se trouvent désormais à moins de 100 km de Bagdad après avoir réussi à prendre notamment depuis mardi la deuxième ville du pays, Mossoul et sa province Ninive (nord), et Tikrit. Pour répondre à cette avancée fulgurante, le président Barack Obama a écarté l'option de troupes au sol mais a indiqué avoir demandé à son équipe de sécurité nationale de préparer un éventail d'options pour soutenir les forces de sécurité irakiennes.

Après l'envol des prix de la veille, les choses se sont toutefois un peu calmées à l'orée du week-end, car les investisseurs se rendent compte que les menaces directes auxquelles fait face la production de pétrole ne sont pas aussi fortes qu'initialement craint, a expliqué M. Lynch.

Mais la menace potentielle que fait peser cette insurrection sur la production de quelque 3 millions de barils de pétrole par jour, qui représente environ 10% de la production de l'Opep, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, est majeure car ce n'est pas un volume qui peut être remplacé facilement en cas de perturbations, et c'est cela qui inquiète les marchés de l'énergie, a expliqué John Kilduff, de Again Capital. L'Irak a produit 3,33 mb/j en mai, selon des sources secondaires citées par l'Opep, dont ce pays est le deuxième pays producteur derrière l'Arabie saoudite, et devant l'Iran et le Koweït.

Jusque-là en pleine progression, sa production n'a jamais été aussi importante depuis 30 ans.
 

Actu Marchés 02.05.2014

02 Mai 2014

Semaine mitigée avec un début de semaine à la hausse et un fin de semaine baissière. En effet les cours du pétrole coté à New York ont reculé jeudi face à l'abondance de brut aux Etats-Unis et à des indicateurs américains ne laissant pas entrevoir...

Semaine mitigée avec un début de semaine à la hausse et un fin de semaine baissière. En effet les cours du pétrole coté à New York ont reculé jeudi face à l'abondance de brut aux Etats-Unis et à des indicateurs américains ne laissant pas entrevoir un regain immédiat de la demande énergétique. Le marché continue à réagir à la montée des réserves de brut aux Etats-Unis, particulièrement dans la région des raffineries du golfe du Mexique.


Alimentées par la hausse constante de l'extraction d'or noir dans le pays et la demande modeste en énergie, ces réserves ont atteint 399,4 millions de barils la semaine dernière dans le pays, soit leur plus haut niveau depuis que des données hebdomadaires ont commencé à être publiées en 1982 et depuis 1931 en données mensuelles. Dans ce contexte, alors que de nombreux marchés sont fermés pour le 1er Mai et qu'on attend le rapport mensuel officiel sur le marché du travail vendredi, les investisseurs n'ont pas beaucoup de raisons de s'aventurer trop vers le haut.

Le marché pétrolier était également refroidi mercredi par la quasi-stagnation de l'économie des États-Unis au premier trimestre du fait des rudes conditions hivernales. Selon la première estimation du département du Commerce publiée mercredi, le Produit Intérieur Brut (PIB) américain n'a progressé que de 0,1% en rythme annualisé de janvier à mars, alors que la prévision médiane des analystes était de 1%. Le désastreux PIB américain a occasionné une baisse des prix du pétrole, les investisseurs s'inquiétant pour la consommation de brut dans le pays, indiquaient les analystes d'IG.

Les États-Unis sont le premier consommateur mondial d'or noir, absorbant un cinquième de la production mondiale.