Les Actus Péchavy Energie

Actu Marchés 25.04.2014

25 Avril 2014

Le marché du pétrole est quotidiennement haussier depuis plusieurs jours et une fois de plus a terminé la séance en hausse à New York jeudi. Cette hausse permanente est portée par la crainte d'une escalade des tensions en Ukraine qui éclipsait la ...

Le marché du pétrole est quotidiennement haussier depuis plusieurs jours et une fois de plus a terminé la séance en hausse à New York jeudi. Cette hausse permanente est portée par la crainte d'une escalade des tensions en Ukraine qui éclipsait la montée des stocks de brut aux Etats-Unis à un niveau record.


Le marché réagit surtout à la situation en Ukraine, où les violences augmentent peu à peu, et les investisseurs s'inquiètent de possibles perturbations des exportations russes de produits énergétiques. Les Etats-Unis ont de leur côté décidé de renforcer leurs forces dans la région en dépêchant 600 soldats en Pologne et dans les pays baltes. Après quelques jours d'espoirs d'apaisement nés de la signature d'un compromis international à Genève la semaine dernière, le ton monte à nouveau entre Moscou et les Occidentaux, qui s'accusent mutuellement d'orchestrer les actes de leurs partisans. L'Otan a exprimé sa préoccupation après les menaces d'intervention russe en Ukraine, condamnant la "rhétorique enflammée" de Moscou et l'appelant à soutenir la mise en oeuvre de l'accord de Genève.

Comme environ 30% des importations de gaz et de pétrole européennes proviennent de la Russie, le marché européen de l'énergie est sensible à tout risque de dérèglement de l'approvisionnement.

 Par ailleurs en Libye, des désaccords sur l'argent et la sécurité entre les autorités et des autonomistes bloquant depuis juillet les exportations de brut freinent la progression de la reprise de la production de brut, a remarqué Andy Lipow. Un accord conclu début avril avait pourtant fait espérer un retour rapide à la normale. C'est encore un volume important d'or noir qui reste en dehors du marché, a commenté le spécialiste.

La hausse des cours est toutefois restée limitée ce jeudi par la montée des réserves de brut à un niveau record, selon Bart Melek de TD Securities. Le département américain de l'Energie (DoE) a en effet annoncé mercredi que les stocks d'or noir dans le pays, alimentés par une production au plus haut depuis 1988, avaient grimpé la semaine dernière à 397,7 millions de barils. Il s'agit de leur plus haut niveau depuis que le DoE publie des données hebdomadaires, à partir de 1982, et depuis 1931 sur la base de données mensuelles.

 

Actu Marchés 11.04.2014

11 Avril 2014

Les cours du pétrole ont été portés toute la semaine sur le marché à New York et à Londres. Le marché s'alimente du regain des tensions en Libye et d'un net recul des stocks d'essence aux Etats-Unis, qui occultaient la hausse bien plus forte que p...

Les cours du pétrole ont été portés toute la semaine sur le marché à New York et à Londres. Le marché s'alimente du regain des tensions en Libye et d'un net recul des stocks d'essence aux Etats-Unis, qui occultaient la hausse bien plus forte que prévu des réserves de brut dans le pays. Mercredi le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en mai a grimpé de 1,04 dollar à 103,60 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), terminant à son plus haut niveau depuis le 3 mars. A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai a terminé à 107,98 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE), en hausse de 31 cents par rapport à la clôture de mardi.

On pensait que les ports (de Zwitina et d'al-Hariga, bloqués depuis juillet) allaient enfin rouvrir en Libye après un accord conclu dimanche entre les autorités et les autonomistes prévoyant la levée immédiate des blocages, a remarqué Adela Khadir, de SCS Commodities.

L'armée libyenne a bien annoncé mercredi avoir pris le contrôle du port d'Al-Hariga mais il y a visiblement des problèmes et il semble qu'il va falloir encore attendre un peu pour le redémarrage des exportations, a ajouté la spécialiste.

Les deux parties ont aussi décidé de s'accorder un délai de deux à quatre semaines pour trouver un accord final permettant la levée du blocage des deux autres ports de Ras Lanouf et al-Sedra.

Les investisseurs continuent par ailleurs à surveiller l'évolution de la situation autour de la crise ukrainienne.

Des négociations devraient se tenir la semaine prochaine entre Américains, Russes, Ukrainiens et Européens pour tenter d'apaiser les tensions alors que la pression s'intensifie dans l'est russophone de l'Ukraine, où pro-russes et loyalistes se font face.

Le président russe, Vladimir Poutine, a mis mercredi Kiev en garde contre toute action irréparable.

Le marché a par ailleurs réagi à l'annonce d'une diminution des stocks d'essence aux Etats-Unis la semaine dernière de 5,2 millions de barils, soit bien plus que la baisse de 700.000 barils escomptée par les spécialistes.

Parallèlement, la demande d'essence sur les quatre semaines allant jusqu'au 4 avril a progressé de 4,4%, à son plus haut niveau en trois mois, a remarqué Adela Khadir.

Cette information a relégué au second plan l'annonce d'une hausse quatre fois plus forte que prévu, de 4 millions de barils, des réserves de brut dans l'ensemble du pays.

La publication en fin de séance du compte-rendu de la dernière réunion du Comité de politique monétaire de la Réserve fédérale (FOMC), indiquant que ses responsables n'avaient pas l'intention de remonter les taux plus tôt que prévu, a aussi contribué à la hausse des cours américains.

On va pouvoir encore compter pendant un certain temps sur une politique monétaire accommodante et cela va donner aux particuliers et aux entreprises une chance de continuer à dépenser, ce qui est positif pour la demande en brut.