Les Actus Péchavy Energie

Le pétrole au plus haut depuis avril à New York, depuis 2015 à Londres

27 Octobre 2017

Le pétrole coté à New York et à Londres a terminé en hausse jeudi, encouragé par des commentaires de l'Arabie Saoudite en faveur d'une poursuite du rééquilibrage de l'offre mondiale de brut.

Le baril de light sweet crude (WTIWTI Le West Texas ...

Le pétrole coté à New York et à Londres a terminé en hausse jeudi, encouragé par des commentaires de l'Arabie Saoudite en faveur d'une poursuite du rééquilibrage de l'offre mondiale de brut.

Le baril de light sweet crude (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour livraison en décembre, référence américaine du brut, a gagné 46 cents pour clôturer à 52,64 dollars sur le New York Mercantile Exchange, affichant un plus haut depuis le 18 avril.

Sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre a fini à 59,30 dollars, en hausse de 86 cents par rapport à la clôture de mercredi, affichant un nouveau plus haut depuis juillet 2015.

Les investisseurs ont confiance dans une extension de l'accord (de réduction de la production de pétrole) soutenue par le prince d'Arabie Saoudite", a commenté Gene McGillian de Tradition Energy.

Le prince héritier Mohammed ben Salmane s'est déclaré en faveur d'une extension au-delà de mars 2018 d'un accord entre pays membres et non-membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) sur une réduction de la production de pétrole.

"Oui, bien sûr", a répondu le prince lorsqu'on lui a demandé, lors d'une interview mercredi sur Bloomberg News, si l'Arabie saoudite soutenait la reconduction de cet accord.

C'est désormais comme si l'extension était acquise", a expliqué M. McGillian.

Le cartel et ses partenaires se réuniront le 30 novembre à Vienne pour évoquer une prolongation de l'accord. La progression hebdomadaire dans les réserves de pétrole américain dévoilée par le département américain de l'Energie (DoE) mercredi, élément de pression sur les cours lors de la séance précédente, semblait par ailleurs contrebalancée jeudi par la baisse des stocks de produits raffinés.
 

 

"Il s'agit sans doute d'une réaction en retard des marchés sur un rapport hebdomadaire que j'ai trouvé plutôt encourageante", a estimé Kyle Cooper de IAF Advisors.

Les stocks d'essence ont baissé de 5,5 millions de barils et les produits distillés de 5,2 millions de barils,"mettant ces derniers à leur plus bas niveau de début de saison de chauffage depuis 2014 (...) Les optimistes (y) verront un soutien aux prix", a commenté Commerzbank.

Le marché continuait par ailleurs à suivre la situation dans le nord de l'Irak, le chef de la diplomatie turque ayant jugé jeudi "insuffisante" la proposition de geler les résultats d'un référendum d'indépendance du Kurdistan irakien et appelant à une annulation pure et simple du scrutin.
 

Le pétrole en nette hausse Semaine 37 - La Corée du Nord inquiéte

18 Septembre 2017

Les cours du pétrole étaient orientés à la hausse, lundi en Asie, mais les gains étaient limités par de nouvelles inquiétudes quant à l'excès d'offre.

Les cours ont atteint la semaine dernière des niveaux qu'ils n'avaient plus connus depuis pl...

Les cours du pétrole étaient orientés à la hausse, lundi en Asie, mais les gains étaient limités par de nouvelles inquiétudes quant à l'excès d'offre.

Les cours ont atteint la semaine dernière des niveaux qu'ils n'avaient plus connus depuis plusieurs mois après que l'Agence internationale de l'énergie (AIE) et l'Opep ont relevé leurs prévisions sur la demande mondiale cette année et l'année prochaine.

Mais si une demande plus forte va aider à faire face à l'excès d'offre sur le marché, il est peu probable que les réserves de brut retombent cette année à leur moyenne de cinq ans.

Certes, le marché va demeurer déficitaire cette année. Mais la hausse de la production des pays non membres de l'Opep et le dépassement des quotas par certains membres de l'Opep vont probablement e pêcher les réserves de diminuer autant que ce qu'on attendait auparavant. En conséquence, le cartel laisse entendre qu'il prolongera les réductions de production au-delà de mars.

Les cours sont actuellement soutenus par la baisse du nombre de puits américains en fonctionnement la semaine dernière.

Le dossier de la Corée du Nord inquiéte :

Après le lancement vendredi par la Corée du Nord d'un énième missile, Washington exige de nouveau de la Chine qu'elle accroisse la pression sur Pyongyang en restreignant notamment ses exportations de pétrole.

Si Pékin a approuvé cette semaine une huitième volée de sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU, prévoyant de limiter les livraisons de brut à destination du régime de Kim Jong-Un, dont la Chine reste le principal allié, le géant asiatique continue de s'opposer à un embargo pétrolier intégral.

Les estimations varient grandement et la Chine n'a pas publié depuis au moins 2014 de chiffres sur ses exportations pétrolières vers la Corée du Nord. L'Agence d'information sur l'énergie (EIA) des États-Unis estime que le pays a consommé l'an dernier 15.000 barils de brut par jour, soit moins d'un millième de la consommation d'un pays comme la France. L'essentiel de ce pétrole provient de Chine et alimente l'unique raffinerie nord-coréenne.