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Le pétrole à la hausse

17 Juillet 2017

Les cours du pétrole ont terminé en hausse pour la 5ème séance de suite vendredi à New York comme à Londres, portés par des signes de rééquilibrage du marché, comme le net repli des stocks de brut aux Etats-Unis.

La rengaine qui a dominé le ma...

Les cours du pétrole ont terminé en hausse pour la 5ème séance de suite vendredi à New York comme à Londres, portés par des signes de rééquilibrage du marché, comme le net repli des stocks de brut aux Etats-Unis.

La rengaine qui a dominé le marché ces dernières semaines commence à changer. D'une attitude très
négative en raison notamment de la hausse de la production aux Etats-Unis, le marché commence à reconnaître les signes d'un rééquilibrage.

Il devient par exemple de plus en plus difficile d'ignorer la chute des réserves de brut aux Etats-Unis. Et l'argument selon lequel les producteurs de pétrole de schiste vont compenser la baisse de ces stocks ne tient pas si on estime que l'exploitation de ce pétrole n'est pas rentable avec un baril sous les 50 dollars.

L'OPEP optimiste malgré un réequilibrage pas aussi rapide

12 Juillet 2017

L'Opep anticipe une baisse de la demande mondiale pour sa production l'année prochaine, face à l'augmentation des pompages de producteurs de pétrole de schiste américains et des concurrents du cartel, ce qui donne à penser que le marché restera ex...

L'Opep anticipe une baisse de la demande mondiale pour sa production l'année prochaine, face à l'augmentation des pompages de producteurs de pétrole de schiste américains et des concurrents du cartel, ce qui donne à penser que le marché restera excédentaire en 2018 en dépit d'un accord de plafonnement de la production.

Dans son rapport mensuel publié mercredi, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole prévoit une demande pour sa production de 32,20 millions de barils par jour (bpj) en 2018, soit 60.000 bpj de moins que cette année.

L'Opep signale également que sa production en juin a augmenté, dépassant sa prévision moyenne de la demande mondiale pour 2017 et 2018, ce qui pèse déjà sur ses efforts de désengorgement du marché.

Cependant, les responsables de l'Opep restent optimistes.

"Nous restons confiants (...) dans nos efforts pour aider le marché à se rééquilibrer de lui-même", a déclaré le secrétaire général de l'Opep, Mohammed Barkindo, lors d'une conférence sur le secteur à Istanbul.

L'accord d'encadrement de la production est entré en vigueur le 1er janvier pour six mois et a été prolongé depuis jusqu'à mars 2018.

Dans son rapport, l'Opep relève que sa production a augmenté de 393.000 bpj en juin à 32,611 millions de bpj en raison d'une hausse des pompages au Nigeria et en Libye, deux pays exemptés d'une limitation de leur production.

Le taux de conformité de l'accord s'est établi en juin à 96%, selon les calculs de Reuters, contre plus de 100% en mai.

Pour rééquilibrer le marché, "nous devons régler le problème des stocks", a-t-il insisté.

 

"Les résultats sont encourageants" avec un recul des stocks de 100 millions de barils depuis le mois de janvier, et "nous nous attendons à ce que ce retrait soit plus rapide avec une hausse de la demande dans la seconde moitié de l'année", a-t-il estimé.

Le comité de suivi mis en place par l'OPEP et ses partenaires doit se réunir le 24 juillet prochain à Saint-Pétersbourg en Russie pour faire le point sur la mise en place de leur accord.
 

La publication ce jour de l'état des stocks américains lors de la semaine achevée le 7 juillet, fait apparaître des réserves commerciales de brut en recul de 7,6 millions de barils et atteint 495,4 millions, alors que les analystes interrogés par l'agence Bloomberg tablaient mardi sur une baisse de seulement 2,85 millions de barils.

A ce niveau, les réserves commerciales de brut sont toutefois en hausse de 0,9% par rapport à la même époque de 2016 et restent dans la moitié supérieure de la fourchette moyenne pour cette période.

En tenant compte d'un nouvel abaissement des réserves stratégiques, les stocks totaux de pétrole brut ont reculé de 10,7 millions de barils.

Du côté des réserves d'essence, le DoE a annoncé une baisse de 1,6 million de barils, alors que les estimations des économistes compilées par Bloomberg prévoyaient mardi une baisse de 1,88 million de barils.

Les réserves d'essence affichent une baisse de 1,8% par rapport à la même période de l'année précédente et redescendent sous la limite supérieure de la fourchette moyenne pour cette période.

Les stocks de produits distillés (fioul de chauffage, etc.) ont, eux, augmenté de 3,1 millions de barils, alors que les analystes interrogés par Bloomberg anticipaient une progression de seulement 692.000 barils.