Les Actus Péchavy Energie

Le pétrole baisse nettement face à de mauvais signes sur l'offre.

16 Mars 2017

Depuis le début de l'année, les membres de l'OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole) et d'autres pays comme la Russie appliquent les quotas de production afin de rééquilibrer le marché souffrant d'un excès de brut face à une demande r...

Depuis le début de l'année, les membres de l'OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole) et d'autres pays comme la Russie appliquent les quotas de production afin de rééquilibrer le marché souffrant d'un excès de brut face à une demande ralentie, mais les compagnies américaines, qui ne sont pas tenues par ces accords en ont profité pour faire repartir leur production.

La production américaine continue de grimper et dépasse désormais les 9 millions de barils par jour, dopé par un regain des extractions de pétrole de schiste. Le nombre de puits de forage en activité a augmenté pour la 8ème semaine consécutive, selon un décompte hebdomadaire publié ce vendredi 10 mars par le groupe Baker Hughes et qui est utilisé comme un indicateur avancé de la production. 

Une partie des efforts de réduction de l'offre de l'OPEP pour faire remonter les cours est, de ce fait, d'ores et déjà anéantie.

Le pessimisme s'installe donc quant à l'efficacité de cet accord sur le niveau de l'offre. Certains acteurs, comme Rosneft (compagnie pétrolière Russe) a d'ores et déjà annoncé que l'accord ne serait pas renouvelé à cause de la hausse de la production américaine.
L'Arabie Saoudite, quant à elle, ne veut plus supporter à elle seule, le poids de la baisse de la production.

Le prix du baril du Brut a perdu plus de 8% de sa valeur et se situe aux alentours de 50 $/baril après plusieurs mois de hausses consécutives.

L'objectif de l'OPEP à 60 $ le baril semble bien compromis.

Le pétrole ne devrait pas dépasser 60 dollars le baril en 2017

08 Février 2017

Les cours du pétrole remontaient mercredi en fin d'échanges européens malgré une hausse marquée des réserves de brut des Etats-Unis, les marchés ayant nettement anticipé les données publiées par le Département américain de l'Energie (DoE).

Ver...

Les cours du pétrole remontaient mercredi en fin d'échanges européens malgré une hausse marquée des réserves de brut des Etats-Unis, les marchés ayant nettement anticipé les données publiées par le Département américain de l'Energie (DoE).

Vers 17H00 GMT (18H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril valait 55,36 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 31 cents par rapport à la clôture de mardi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour le contrat de mars gagnait 27 cents à 52,44 dollars.
 

Les cours de l'or noir, qui avaient commencé la séance en baisse, rebondissaient de façon marquée pour effacer une partie de leurs pertes de la veille. Pourtant, à première vue, les données publiées en cours de séance européenne par le DoE sur les réserves américaines, n'étaient pas de nature à pousser à l'achat.  Selon le DoE, les réserves commerciales de brut au 3 février ont bondi de 13,8 millions de barils sur la semaine, contre une hausse attendue de seulement 2,5 millions de barils, selon un consensus d'analystes compilé par Bloomberg.

Le pétrole avait sérieusement reculé après la publication des données de la fédération professionnelle American Petroleum Institute, et il n'est pas surprenant de voir les prix rebondir dans une certaine mesure malgré la hausse des stocks", a affirmé Chris Beauchamp, analyste chez IG Markets. Les réserves d'essence ont quant à elles reculé de 900.000 barils, contre une hausse attendue de 1,5 million de barils, et les produits distillés sont restés stables, quand les analystes tablaient sur une hausse de 500.000 barils.

La hausse des réserves de brut est principalement due à une hausse des importations, peut-être parce que les raffineries font le plein avant une possible taxation des échanges. Les réserves d'essence reculent, ce qui prouve que la demande est forte, et cela adoucit ce rapport à priori négatif", ont expliqué les experts de DNB Markets.