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Le pétrole grimpe soutenu par l'OPEP

01 Décembre 2016

Londres: Les cours du pétrole atteignaient des sommets jeudi en fin d'échanges européens, galvanisés par l'accord de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) pour limiter la production de ses membres et de ses partenaires.

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Londres: Les cours du pétrole atteignaient des sommets jeudi en fin d'échanges européens, galvanisés par l'accord de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) pour limiter la production de ses membres et de ses partenaires.

Vers 17H00 GMT (18H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février, dont c'est le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, valait 54,28 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 2,44 dollars par rapport à la clôture de mercredi. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour le contrat de janvier gagnait 2,25 dollars à 51,69 dollars.
 

Le Brent a atteint vers 16H15 GMT 54,36 dollars le baril, à son plus haut niveau depuis 16 mois, tandis que le baril de WTI valait au même moment 51,72 dollars, au plus haut depuis plus d'un mois.

Les cours de l'or noir profitaient du soulagement des marchés, alors que les membres de l'OPEP sont parvenus à s'accorder pour chiffrer les limitations qu'ils vont s'imposer, et ont affirmé que d'autres producteurs se joindraient à eux.

"C'est une nouvelle qui pousse à investir dans le pétrole, cela ne fait aucun doute", s'enthousiasmait Fawad Razaqzada, analyste chez Forex.com.

"Les marchés vont pouvoir se rééquilibrer plus vite que prévu, et même si la reprise de la production de pétrole de schiste par les Etats-Unis limitera la hausse des prix à terme, cela reste un bon signal à court et moyen terme", précisait-il. 

L'industrie du pétrole de schiste américain, dont la production peut être lancée de façon plus rapide qu'un puits traditionnel, mais qui coûte plus cher à extraire, pourrait profiter de la remontée des prix.

 

D'autres analystes restaient cependant circonspects.
 

 

"Depuis le début de l'année, l'OPEP est parvenu à faire remonter les prix, notamment grâce à ses réunions à Doha, sans jamais rien faire", tranchaient les analystes de PVM.

"Il est désormais temps pour le cartel d'agir, mais une chose doit être claire, le plafond fixé par l'OPEP ne garantit pas une baisse des niveaux de réserve l'année prochaine", prévenaient-ils.

 

Selon eux, une hausse de la production en Libye ou au Nigeria, qui ont été exemptés de l'accord, ou un non-respect de la limitation des pays partenaires pourraient contribuer à une nouvelle hausse des réserves mondiales.

 

OPEP : Arabie Saoudite optimiste sur la conclusion d'un accord

30 Novembre 2016

Le ministre saoudien de l'Energie Khalid al-Falih s'est dit "optimiste" sur les chances de parvenir ce mercredi à un accord de limitation de la production lors de la réunion de l'Opep, tout en reconnaissant que rien n'est encore joué.

 

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Le ministre saoudien de l'Energie Khalid al-Falih s'est dit "optimiste" sur les chances de parvenir ce mercredi à un accord de limitation de la production lors de la réunion de l'Opep, tout en reconnaissant que rien n'est encore joué.

 

"Nous ne savons pas (si un accord va être conclu). Nous le découvrirons pendant la réunion. Je pense que l'humeur est généralement optimiste et positive", a indiqué M. al-Falih, qui s'est aussi dit "plein d'espoir" juste avant le début de la réunion des quatorze membres l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

Le cartel essaie mercredi de concrétiser les engagements pris à Alger fin septembre prévoyant de ramener sa production entre 32,5 et 33 millions de barils par jour (mbj) afin de relancer des prix déprimés par une surabondance d'offre depuis l'été 2014.

Mais l'incertitude est encore forte sur la capacité de l'Arabie saoudite, plus gros producteur au sein de l'Opep, de l'Iran et de l'Irak à dépasser leurs différends.

Ryad, notamment, souffle le chaud et le froid. M. al-Falih a ainsi également déclaré mercredi "ne pas être inquiet par un scénario d'absence d'accord", convaincu que le marché va naturellement "se rétablir, lentement mais sûrement"

L'Arabie saoudite a laissé entendre qu'elle ne consentirait à réduire sa production que si l'Iran et l'Irak faisaient aussi un effort

"Nous avons dit de façon répétée au cours des derniers mois que tout accord sur le fait de contraindre la production devait être réparti de façon équitable, juste et transparente. (...) Et cela doit impliquer l'Opep et les pays non membres de l'Opep", a insisté mercredi M. al-Falih.

"Nous devons nous entendre sur les termes finaux (d'un accord), la juste distribution des plafonds de production pour chaque pays. J'espère que ce sera le cas aujourd'hui", a-t-il ajouté.

Le ministre a en outre souligné que l'objectif de réduction de la production du cartel à 32,5 mbj faisait le plus consensus et prenait en compte les éventuelles fluctuations de volumes de production du Nigeria et de la Libye.

Mais cela représenterait "une grosse réduction" pour l'Arabie saoudite, a insisté M. al-Falih.

Il a appelé Téhéran à ne pas avoir d'exigences déraisonnables: "L'Iran a retrouvé son niveau (de production) pré-sanctions (occidentales) et nous pensons qu'un gel à son niveau actuel, celui d'avant les sanctions, est vraiment généreux de la part des autres membres de l'Opep qui doivent eux réduire (leur production)", a-t-il expliqué.